Le village d’Astérix

Quand je pense à la paroisse St-François d’Assise, dans le quartier que nous habitons, je pense au village d’Astérix. Tous ceux qui sont dans la cinquantaine et plus jeunes encore, savent très bien de quoi il s’agit. Tous nous avons lu dans notre enfance, les aventures du héros gaulois. Son village est la seule présence non occupée par les romains. Jadis, le quartier que nous habitions était à prédominance francophone. Je n’ai présentement aucune statistique pour étayer mes dires, mais tout le monde sait que Mechansville était peuplé de familles bien francophones catholiques. Pouvait-on empêcher l’exode des francophones vers Orléans et ailleurs? Je ne sais pas. Mais à partir du moment où le quartier s’est de plus en plus anglicisé, c’était donner à plus ou moins brève échéance le coup de grâce à la paroisse francophone telle que nous la connaissons. Et les gens qui arrivent et qui ne connaissent rien à l’histoire du quartier et de la paroisse se demandent comment il peut y avoir une église aussi grande, francophone seulement, dans le quartier. S’il n’y avait pas l’école St-François d’Assise sur notre territoire, je pense que nos célébrations seraient dépourvues de familles. Et les jeunes familles ne se bousculent pas chez nous. Nous essayons de résister aux « envahisseurs » mais nous voyons bien de moins en moins de fidèles à nos célébrations et nos quêtes qui diminuent. Est-ce que la paroisse pourra longtemps encore résister à la question de la pertinence d’avoir des célébrations en anglais aussi? Bonne question. Bonne réflexion à mon successeur. Quand je suis devenu curé en 2011, j’ai essayé d’attirer l’attention des membres des conseils de l’époque sur le rajeunissement de la paroisse. Pendant un an ou deux, on a essayé d’avoir des célébrations « jeunes » le dimanche soir. Tout cela s’est terminé, lorsque la bénévole s’est fatiguée de son bénévolat…. Que l’Esprit-Saint éclaire mon successeur et ceux et celles qui l’assisteront!

Frère Alix.