Lettre de l’archevêque pour le Carême 2020

Chers frères et sœurs dans le Christ,

La prière d’ouverture du 1er dimanche du Carême se lit comme suit : « Accorde‐nous, Dieu tout‐puissant, tout au long de ce Carême, de progresser dans la connaissance de Jésus Christ et de nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle. » Le Carême nous aide à mieux saisir le sens et la splendeur de Pâques.

Il y trois façons de bien nous préparer pour Pâques, des pratiques qui ont survécu à l’épreuve du temps: prier; pratiquer le jeûne et faire des œuvres de charité. Avez‐vous remarqué que ces trois façons de faire exigent un don de soi? Prier c’est donner du temps à Dieu pour qu’il puisse entrer dans notre vie. Jeûner s’est se priver de quelque chose pour se donner la force de renoncer au péché. Pratiquer la charité c’est donner à l’autre pour soulager sa misère.

Si nous voulons que notre jeûne porte fruit, nous devons sacrifier quelque chose que nous aimons. Si vous n’aimez pas le brocoli, vous ne pouvez pas vous en passer et prétendre que vous avez jeûné! Jeûner peut vouloir dire se passer d’autres choses que de nourriture, d’une boisson ou de petites gâteries. Par exemple, vous pouvez plutôt choisir de vous passer de l’usage de média sociaux, de télé ou de Netflix une journée dans la semaine. C’est difficile de se mettre à l’écoute du Seigneur si on est toujours ‘en ligne’. On doit se réserver du temps pour ‘se brancher’ sur Dieu.

La Prière après la communion du 1er dimanche du Carême nous rappelle également que nous ne pouvons vivre de pain seulement : « Le pain que nous avons reçu de toi, Seigneur notre Dieu, a renouvelé nos cœurs : il nourrit la foi, fait grandir l’espérance et donne la force d’aimer; apprends‐nous à toujours avoir faim du Christ, seul pain vivant et vrai, et à vivre de toute parole qui sort de ta bouche. » Jésus est le Verbe de Dieu, et l’Eucharistie présence réelle du Christ. « En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson », dit le Seigneur. La pratique du jeûne peut nous aider à mieux saisir ces réalités.

Le Carême est un temps privilégié, une occasion de renouveau spirituel. Avec l’aide de Dieu, profitons ce temps qui nous est donné pour bien nous préparer à célébrer Pâques et à témoigner de la vie nouvelle qui est en nous grâce au Christ que nous avons accueilli et qui a fait en nous sa demeure!

Terrence Prendergast, s.j.

Archevêque d’Ottawa