L’Eucharistie – manger ensemble en l’unité de l’Esprit

L’identité unitaire de l’Église catholique est souvent oubliée de nos jours, qui sont marqués du sécularisme et de l’individualisme. Par contre, dans les premières communautés chrétiennes, chaque interaction entre chrétiens, liturgique ou missionnaire, était faite en fraternité. L’Évangile était partagé en communauté avec la stricte coopération des presbytes et des épiscopes ainsi que des autres disciples. Les célébrations de la Passion et de la Résurrection étaient aussi faites en communauté dans les maisons des fidèles fortunés, une scène beaucoup plus intime que ce qu’on voit dans la ville, soit des énormes églises qui manquent une participation régulière. Des messes en semaine célébrées avec un seul paroissien, la difficulté de chacun de choisir sa propre communauté paroissiale, avec la responsabilité qui l’accompagne de décider quelles paroisses n’allons-nous pas faire partie, et enfin, l’église remplie chaque année à Noël seulement. Quand nous faisons la réconciliation avec la communauté catholique aujourd’hui, nous oublions de temps en temps que les effets de nos pensées, nos paroles et nos actions sont aussi immédiats et concrets qu’ils sont spirituels et éternels. Prenons donc une leçon des premières communautés chrétiennes qui pratiquaient une réconciliation publique – non pas de changer la pratique de la réconciliation privée, qui servira seulement à compliquer les relations dans notre monde globalisé, mais de pratiquer aussi la réconciliation entre frères et sœurs. Quand il n’y a pas de danger d’aggraver la situation, communiquons entre pécheurs. Et remarquez bien que : Jésus, Dieu et homme jamais pécheur, avait le pouvoir de juger les actes de tous les hommes et aussi de leur pardonner – et il a subi la plus cruelle des morts pour nous sauver! Cette pratique de nous réconcilier avec les membres de la communauté que nous avons, et qui nous ont offensés, est évidente dans les rites eucharistiques et dans le signe de paix. Réconcilions-nous avec nos frères et nos sœurs en sacrement et (s’il est sécuritaire et raisonnable) en personne, en demandant et en donnant le pardon avant que nous recevions, ensemble, le pain éternel – le Corps vivant du Christ ressuscité – ensemble.

Edward O’Dea

Secrétaire de la Paroisse