PRÉSENTATION DU SEIGNEUR AU TEMPLE

« Rencontre du Seigneur » : c’est l’appellation primitive qui fut donnée à cette fête, et que nos frères d’Orient ont conservée jusqu’à aujourd’hui. Toute vraie rencontre, toute visitation est une lumière. A chaque fois que nous vivons une rencontre importante, nous faisons l’expérience de la lumière de Dieu, et de son amour pour nous. Cet amour, nous l’avons reçu quand il est venu à Noël, il y a maintenant quarante jours.

 Ici une rencontre a lieu entre deux anciens, Anne et Syméon, qui représentent la sagesse d’Israël, et l’enfant Jésus entouré de ses parents. Les deux extrémités de la vie, le commencement et la fin, l’Ancienne et la Nouvelle Alliance se rejoignent. La rencontre des différences, mais aussi celle des fragilités, produit ici une étincelle, une lumière qui fascine. Parmi nous, les grands-parents font l’expérience de la beauté d’une telle rencontre quand ils voient leurs petits-enfants pour la première fois. Un climat de louange et d’admiration est palpable.

Toute rencontre est fragile, difficile, car elle implique de notre part le sacrifice, le don de soi à l’autre, comme le Fils s’est donné au Père. Le pape François, dans son exhortation apostolique La Joie de l’Evangile, nous invite à (je cite) « courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre ». « La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. Dans son incarnation, le Fils de Dieu nous a invités à la révolution de la tendresse ». La joie est « comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout ». Voilà un beau programme ! Laissons-nous habiter par cet amour de Dieu pour nous. Cet amour qu’il nous a manifesté en nous donnant son Fils. 

Fr. Columba