Une nouvelle étape

Mon père nous disait régulièrement : « Toute bonne chose a une fin ». Je pense à ce dicton, en me disant qu’après huit années de cure aux deux paroisses de St-François d’Assise et de St-Bonaventure, le temps est venu pour moi de vivre une nouvelle étape. Mon prédécesseur, frère Jocelyn Mitchell a été curé pendant six ans. J’ai pris la relève voilà presque huit ans. Les prêtres séculiers aussi ne passent pas leur vie dans la même paroisse. Ils donnent de leur énergie un certain temps, puis ça change aussi pour eux.

Pour ma part, je ne laisserai pas la cure sans un pincement au cœur…ou deux. Mais voici que mes supérieurs capucins m’offrent un beau défi à relever : devenir assistant spirituel national de l’Ordre franciscain séculier.

Je me sens tout à fait rejoint dans mon charisme franciscain et capucin en acceptant cette nouvelle mission.

Et qu’est-ce qui va nous arriver, allez-vous me dire? Soyez sans crainte, L’archevêque désignera sous peu le nouveau curé. L’installation sera chose faite, normalement, en juin.

J’exprime ma reconnaissance à tous les bénévoles des deux paroisses qui donnent de leur temps et de leur énergie pour rendre service, préparer les célébrations, proclamer la parole de Dieu, administrer les biens, servir la messe, préparer les sacrements de l’initiation chrétienne, ….

Les bénévoles! Une manne rare. Car Il faut de la persévérance. Ce sont souvent les mêmes qui se dévouent avec intensité.

On attend beaucoup des curés. On attend qu’ils soient proches des gens, attentifs à leurs joies ou leurs peines…Et c’est légitime.

Est-ce qu’on songe aussi que les curés ont besoin du support des autres? Nous sommes des êtres humains.

Pour terminer ce billet, je veux remercier d’une façon très particulière trois personnes d’Ottawa qui m’ont manifesté leur soutien lors du décès de ma mère pendant ces années de cure : Merci à Lucie Cabana, Marc de la Durantaye et Gilles Leclerc d’être venus à ses funérailles. Et en plus des capucins, merci à Mgr Daniel Berniquez et à l’abbé Michel Pommainville de m’avoir soutenu personnellement, en un moment si difficile.

Frère Alix.