« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

Jésus est appelé l’Agneau : il est l’Agneau qui enlève le péché du monde. On peut penser : mais comment un agneau, si faible, un faible petit agneau, comment peut-il enlever tant de péchés, tant de méchancetés ? Par l’Amour. Par sa douceur. Jésus n’a jamais cessé d’être un agneau : doux, bon, plein d’amour, proche des petits, proche des pauvres. Il était là, parmi les gens, il guérissait tout le monde, il enseignait, il priait. Jésus, si faible, comme un agneau. Mais il a eu la force de porter sur lui tous nos péchés, tous.

            « Mais, Père, vous ne connaissez pas ma vie ; moi, j’en ai un… que je ne peux même pas porter avec un camion… ». Bien souvent, quand nous regardons notre conscience, nous en trouvons certains qui sont gros ! Mais Lui, il les porte. Il est venu pour cela : pour pardonner, pour faire la paix dans le monde, mais auparavant, dans les cœurs. Peut-être avons-nous tous quelque chose qui tourmente notre cœur, peut-être avons-nous l’obscurité dans le cœur, peut-être nous sentons-nous un peu tristes à cause d’une faute… Il est venu pour enlever tout cela, il nous donne la paix, il pardonne tout. « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché » : il enlève le péché avec sa racine, tout ! Tel est le salut de Jésus, avec son amour et avec sa douceur. Et en entendant ce que dit Jean-Baptiste, qui rend témoignage à Jésus comme Sauveur, nous devons grandir dans la foi en Jésus.

            Et maintenant, je vous invite à faire quelque chose : fermons les yeux, imaginons cette scène, là-bas, au bord du fleuve : Jean-Baptiste en train de baptiser et Jésus qui passe. Et entendons la voix de Jean : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Regardons Jésus et, en silence, que chacun de nous dise quelque chose à Jésus, dans son cœur. En silence. 

        Que le Seigneur Jésus qui est doux et bon — c’est un agneau —, qui est venu pour enlever les péchés, nous accompagne sur la route de notre vie. Ainsi soit-il.

PAPE FRANÇOIS